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Catalyste+ au PDAC 2026 : valeur partagée et leadership Autochtone

Catalyste+ au PDAC 2026 : valeur partagée et leadership Autochtone

L’entrepreneuriat dirigé par les Autochtones peut générer des résultats mutuellement bénéfiques à long terme et créer de la valeur partagée dans les économies extractives, les femmes Autochtones étant les moteurs de ce changement transformateur.

Catalyste+ a organisé une table ronde le 3 mars lors du congrès 2026 de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC), intitulée « Valeur partagée et leadership autochtone : faire progresser l’entrepreneuriat inclusif dans les économies extractives ».

Quatre intervenantes, qui travaillent au sein d’organisations dirigées par des Autochtones ou en étroite collaboration avec les communautés Autochtones, se sont jointes à André Xavier, de Catalyste+, pour des discussions axées sur la diversification économique, le leadership intergénérationnel et le bien-être communautaire à travers le travail et les expériences vécues, ainsi que sur la création et le développement d’entreprises centrées sur les Autochtones.

Intervenantes:

Catherine Tegelberg directrice du développement économique communautaire à la Fondation Lundin

Michele-Elise Burnett présidente de Kakekalanicks

Natalie Pennefather directrice des terres et du développement économique à Services aux Autochtones Canada (SAC)

Peggy Domingue directrice générale de l’Ontario First Nations Economic Developers Association (OFNEDA)

L’Association des agents de développement économique des Premières Nations de l’Ontario (OFNEDA) est un organisme à but non lucratif créé pour soutenir les entreprises Autochtones, les agents de développement économique et les communautés des Premières Nations dans tout l’Ontario. Peggy Domingue, directrice générale, affirme que les entreprises doivent apprendre à connaître et à comprendre les priorités Autochtones, et s’en servir pour orienter leurs échanges dès le premier jour.

« La véritable valeur, c’est d’aligner les projets sur les besoins de la communauté », explique Peggy. « Avec nos communautés des Premières Nations, nos plans d’aménagement du territoire, nos priorités culturelles, nos objectifs pour la jeunesse… C’est ainsi que nous parviendrons à créer une véritable valeur et une valeur partagée. »

L’exploitation minière est un secteur complexe, et il est essentiel que les entreprises et leurs partenaires ancrent leur travail dans la culture et les valeurs Autochtones, la durabilité et la gouvernance locale pour assurer une pérennité éthique.

Faire preuve d’ouverture d’esprit et d’une volonté d’apprendre et d’écouter est fondamental pour établir des relations, explique Natalie Pennefather, directrice des Terres et du Développement économique à Services aux Autochtones Canada (SAC). Développer ces relations exige également de la cohérence et de l’honnêteté, car les relations à long terme profitent à toutes les parties concernées.

« Les communautés ne sont pas des parties prenantes, ce sont des titulaires de droits », affirme Natalie. Elle encourage les entreprises et les organisations de tous les secteurs à dialoguer avec les communautés des Premières Nations et les partenaires Autochtones, et à s’informer sur leurs protocoles, leurs objectifs, l’histoire et l’identité de leur communauté, ainsi que sur ce qui est important pour eux et leur peuple.

De gauche à droite : André Xavier, Catherine Tegelberg, Michele-Elise Burnett, Natalie Pennefather, Peggy Domingue

La Fondation Lundin est une organisation à but non lucratif qui se consacre à la création d’avantages durables pour les communautés touchées par les activités d’exploitation des ressources naturelles. Avec le soutien de Catalyste+, la Fondation Lundin est présente en Équateur depuis quatre ans et a mis en place un réseau de femmes entrepreneurs nommé « Soy Emprendedora ». Ce réseau offre aux femmes la possibilité d’accéder à des ressources, à un accompagnement et à un mentorat pour développer leur entreprise ; certaines de ces entrepreneuses ont d’ailleurs fourni des biens et des services à la mine Fruta del Norte.

« Il est important que les sociétés minières aillent au-delà de la simple conformité pour soutenir activement des écosystèmes économiques inclusifs, en particulier lors des premières phases d’exploration et de développement », explique Catherine Tegelberg, directrice du développement économique communautaire à la Fondation Lundin. « Quand on pense au système économique d’une communauté locale, ce sentiment d’interdépendance est vraiment essentiel. »

Le développement économique mené par les Autochtones commence par le partage des récits, des pratiques et des savoirs autochtones. Michele-Elise Burnett, fondatrice et directrice artistique de Kakekalanicks, travaille avec « des aînés, des artistes, des gardiens du savoir et des historiens pour co-créer des expériences publiques qui trouvent un écho émotionnel et s’ancrent dans l’histoire ». Kakekalanicks propose des expositions multisensorielles et des installations sonores qui transforment des histoires complexes en une compréhension intuitive, notamment un parcours pédestre qui met les visiteurs en contact avec les enseignements Autochtones.

Catalyste+ travaille avec les communautés Autochtones du Canada depuis près de 60 ans, favorisant des relations durables ancrées dans les visions du monde Autochtones.

À travers ses programmes de gestion des ressources naturelles, Catalyste+ vise à renforcer les capacités institutionnelles et de gestion des gouvernements, des organisations de la société civile et des partenaires du secteur privé, tout en veillant à ce que l’extraction des minéraux et des métaux profite à toutes les parties prenantes et à tous les détenteurs de droits, et conduise à un développement durable.

« Il ne s’agit pas d’une relation à court terme, mais d’une relation à long terme », explique Peggy. « Nous devons investir dans les infrastructures immatérielles, ainsi que dans la confiance et l’histoire commune de notre collaboration pour le bien commun. »